Idée reçue n°11. Applications extérieures : l’entreprise surveillée ?
Le clouding : menace pour les entreprises ?
Les internautes devront-ils bientôt ouvrir leur parapluie en naviguant sur la toile? Quel lien avec l’informatique, me direz-vous ? Et bien cet anglicisme : le “cloud computing”. C’est à dire, le partage sur internet d’une “nuée” de services et de logiciels, de plus en plus prisés d’ailleurs, par les professionnels.
Parmi ces nouveaux attributs du web d’entreprise: les Saas (Software as service), ces logiciels en ligne, qui court-circuitent les suites bureautiques gourmandes en espace disque. Et sur un autre plan : les hébergeurs de réseaux d’entreprise sur internet. Garantis “plus sûrs” et moins chers. Alors, ce nuage, annonceur de gros temps ?
Big Brother is selling you ?
Il faut bien le dire, “l’externalite” aigüe pose d’abord un problème éthique : quid de la confidentialité des données lorsqu’on confie des informations sensibles, des contacts, des rapports professionnels aux mains de généreux “banquiers de web” ? Et si un trader numérique passait par là, spéculant sur la valeur web 2.0, et faisait sauter la banque ? On l’a dit, ces services sont en principes sécurisés, mais…
Google glouton, Amazon dans la jungle
Le glouton Google et sa suite en ligne Google docs ne sont pas des philanthropes. On peut citer d’ailleurs citer Gmail en exemple. Sur ce serveur de messagerie, le contenu des mails est exploité à des fins commerciales : avec les fameux ad-words, auto-générés à la droite de l’écran. On imagine donc, ce que peut faire Google des données stockées dans ses solutions logicielles en ligne… On passera sur la question de la sécurité, dont le moteur a montré qu’elle était loin d’être réglée.
Et si l’on ajoute un autre géant dans la course, Amazon (et ses solution Saas), on entend (presque) le “claquement des gros sabots”.
Hold-up numérique ou servitude volontaire ?
L’entreprise peut-elle être otage de ses prestataires virtuels ? Du risque virtuel à la sanction du réel, il n’ y a qu’un pas… que le géant des réseaux communautaires Facebook a franchi sans scrupule. En s’adjugeant le contenu des pages générés par ses “networkers”, il a décroché le gros lot… avant de se rétracter, en modifiant ses conditions générales d’utilisation . Mais les informations fournies ne sont-elles pas, après tout, mises à la vue de tous… Volontairement ?
Le problème est évidemment tout autre pour les entreprises, à qui les pionniers du “clouding” promettent sécurité et confidentialité. Mais dans la bataille aux idées reçues, qu’on essaie de battre en brèche sur clir.fr, le “gros nuage” nous laisse toujours perplexe…

Salut Laurent-Paul,
Pour rebondir sur ton article, une présentation Power Point intéressante sur les risques du cloud-computing : http://www.pilotsystems.net/actus/cloud-computing-open-source
C’est un gros risque oui mais quel est le plus gros risque, entre les backups aléatoires sur bandes, les backup plus ou moins bien fait sur disque externe et l’incendie de la salle informatique. Perdre ses données peut signifier fermer sa boite.
Le cloud computing est quand même une alternative sérieuse aux systèmes de backup actuel.
Par ailleurs ni Google ni Amazon n’a intérêt à faire joujou avec des datas d’entreprises. Pour une petite PME entre une solution pro à 50€/an et un système sécurisé à plusieur 10nes de K€, le cloud computing et les solutions hébergées en mode SaaS peuvent être une réelle opportunité.
Quand à faire le parallèle avec Facebook qui est une solution gratuite pour les particuliers et qui cherche encore son business model, c’est un peu léger. Les solutions professionnelles sont autrement plus performante et offre plus de garanties.
Assez decevant de parler de Facebook avec des données si erronés, cela ne peut être que volontaire. Facebook ayant changé après très peu de temps ses condititions générales pour supprimer la gestion du contenu dont vous parlez ici . . .
effectivement O, il semblerait que la phrase laurent-paul ait été tronquée
J’imagine qu’il fallait lire : en voulant s’adjuger…Facebook a reçu le gros lot et a dû faire marche arrière http://www.2803.fr/internet/facebook-cede-a-la-pression-des-utilisateurs-et-sexcuse-5107/
Mais sinon, l’intention était bien là quand même non ?
Et bien O, bien observé, et Mea Culpissima. Merci d’avoir relevé cette erreur. Ma phrase était effectivement tronquée, et parcellaire. J’ajoute cependant que les modifications des conditions générales du site français de Facebook n’ont pas encore prises en compte : http://www.facebook.com/terms.php
Extrait : “Tout contenu sur le Site et disponible par l’intermédiaire du Service, y compris les textes, styles, éléments graphiques, photos, vidéos, informations, applications, logiciels, fichiers musicaux, audio, entre autres, ainsi que leur sélection et leur arrangement (le « Contenu du Site »), sont la propriété exclusive de la Société, de ses utilisateurs ou de ses concédants de licence avec tous droits réservés”
J’ajouterai qu’en France, le contrat ne peut pas faire force de loi. En clair, vous pouvez écrire ce que vous voulez dans des conditions d’utilisations…Si vos propos vont à l’encontre d’une loi, alors ils ne sont pas applicables. Et en l’occurence :loi sur la propriété intellectuelle, les droits d’auteurs sont au dessus de “Facebook”.