Idée reçue n°24 : internet au bureau, ça fait baisser la productivité.

Internet au bureau : employé ramollo ?
Les premiers mots de cette idée reçue sont à peine écrits, que je sens poindre la polémique. Tirs au flanc VS stakhanovistes : qui a raison dans le débat qui opposent partisans et détracteurs de l’accès à internet au boulot ?
Faux débat éternellement déterré, diront les uns, atteinte caractérisée à la productivité, diront les autres. Bon, essayons d’avancer pas à pas pour démêler le vrai du faux.
La France, championne de la productivité horaire
Commençons par éreinter un mythe : Souvent taxé de fumisterie, le travailleur français n’a pourtant rien d’un tracteur. Au bureau, c’est même plutôt une Formule 1, 35 heures ou pas. En termes de productivité horaire, il arrive nettement devant le “workoholic” anglo-saxon ou nippon : meilleur donc, que son homologue anglais, américain, japonnais et même allemand…
Facebook, Twitter, MSN : disctracteurs de conscience
La crainte de voir cette belle productivité partir en fumée (fumisme ?) est fondée. Depuis quelques années, on est passé du surf pépère en mode solo, à l’hyper-interactivité communicationnelle. Sur le banc des accusés, donc : Facebook, Twitter et la messagerie instantanée. Mais on peut aussi ajouter sur la liste les traditionnelles boutiques en ligne, les sites de sports et autres contenus que la morale réprouve.
Avec internet au bureau, on gagne en productivité ?
Aussi inconcevable que cela puisse paraître, internet ne ferait pas baisser la productivité, mais aurait même l’effet inverse : c’est du moins ce qu’affirme une étude de l’Université de Melbourne. Selon les résultats obtenus, les salariés qui surfent à des fins personnelles sont environ 9 % plus productifs que les autres. Face à ce chiffre, on s’interroge : comment calculer 9% de gain de productivité sur une tâche intellectuelle par exemple… Et quand on travaille par ou sur internet (comme les blogueurs…), comment fait-on le décompte ?
Les limites du “cyber-flicage”
N’attendant pas le verdict des érudits, de nombreux professionnels ont opté pour la manière forte : filtrage du contenu (URL, mots clés) ou limites de temps imposées au surf personnel. Avec l’attirail nécessaire : des logiciels coûteux et une administration réseau béton. Il faudrait estimer ce que ces entreprises ont gagné “après” la mise en œuvre de ce type de système… Pas sûr qu’on obtienne un jour les résultats…
Et l’utilisation d’internet en bonne intelligence, alors ?
La jurisprudence française est plutôt favorable à l’internaute en entreprise. Tout salarié à le droit de disposer “d’un sphère d’intimité” à son lieu de travail. La CNIL souligne qu’il a également droit à un usage “raisonnable” d’internet à des fins personnelles.
Tout se situe donc, dans les limites du “raisonnable”. Et pour atteindre ce consensus, rien ne vaut le dialogue, et la publication d’une charte d’utilisation d’internet dans l’entreprise. C’est uniquement sur la base de cette charte que les professionnels peuvent bénéficier d’une décision favorable de la justice en cas de litige…
Et si vous êtes un employé plutôt flemmard, vous pourrez toujours installer sur votre ordinateur un “simulateur de bruits de travail” (si si, ça existe !)

Bien d’accord ! Et c’est bien pour ça que Google laisse ses employés “libres” tous les vendredis après-midi ! Ils doivent se présenter au travail mais font ce qu’ils veulent de leur journée ! Et autant dire que Google ne fait pas cela par philantropie… bien au contraire !
Laisser ses employés surfer sur le web pendant les heures de boulot, stimule la créativité et multiplie les espaces d’échanges informels entre les employés, selon moi.
@Jean-Marc
J’ai lu un truc ces derniers jours qui abondait dans le sens de ce poste.
Laisser ses collaborateurs surfer dans la journée augmenterai leur productivité. Par contre le truc de Google c’est valable qu’au Etat-unis car j’ai posé la question à quelqu’un qui travaille chez Google France et rien de tel.
J’ai trouvé une vidéo où l’auteur de l’étude sur le lien internet/productivité au travail s’exprime :
Une de mes copines qui travaille au Ministère de la Jeunesse ne peut pas aller ni sur facebook ni sur hotmail durant les heures de travail, les url ont été bloquées…et en bonne accro du web, elle est folle!!d’autant plus qu’elle vient d’emménager et qu’elle n’a pas encore la connexion chez elle…Devoir aller au cyber du coin pour aller consulter ses mails alors qu’elle a tout ce qu’il faut au bureau, où elle passe 8h de sa journée, c’est pas d’une logique implacable tout çà…
La pose web, c’est devenu aussi important que la pose cigarette où la pose café. Ca permet de faire un break, de s’oxygéner l’esprit pour mieux repartir le reste de la journée. Bloquer les sites de réseaux sociaux, les sites de partage video c’est aller à contre courant.