Au mois de mai, volez les portables comme il vous plaît

En mai, la saison de la fauche des portables est ouverte
Demain, c’est le lancement officieux des hostilités. La fête du travail, ironie de l’histoire, marque le début de l’opération : “Vol de portables à la chaîne”. La fauche se passe dans les principaux aéroports internationaux européens.
Alors, bien sûr, nul doute que la menace imminente de pandémie de grippe mexicaine dissuadera voleurs et volés potentiels de fréquenter les aéroports. Et diminuera probablement le nombre de portables subtilisés.
2800 portables volés à Charles de Gaulle chaque mois
Dans les aéroports européens, donc, on vole, et on “vole”. Un total de 3800 ordinateurs portables y disparaissent chaque semaine (enquête du cabinet Ponemon Institute). Rien qu’à Paris Charles de Gaulle, le nombre de laptops volés atteint une moyenne mensuelle de 2800.
Un portable volé = 35.000 euros de perte pour l’entreprise ?
Aux beaux jours, les voleurs se frottent les mains : les businessmen et les touristes desserrent la cravate, et relâchent leur vigilance.
L’Institut Ponemon a mené une enquête sur le coût que représente le vol d’un seul portable pour une entreprise (estimation faite aux Etats-Unis). La note s’élève à près de 50.000 dollars en moyenne (!!). 80% de ce montant vient des données perdues, souvent inestimables sans sauvegarde préalable.
Suivre son portable à la trace
Alors si vous voyagez avec votre ordinateur portable pro, un bon conseil : ne le quittez pas des yeux. Et installez pourquoi pas un logiciel de traçage de type “Computrace” pour tenter de le récupérer des mains d’un pickpocket.
En sachant toutefois que les portables volés alimentent le stock des trafics internationaux de matériels Hi-Tech. Alors gardez un œil sur votre Hewlett Packard.
Ou préparez-vous à une chasse à l’homme au bout du monde.

J’ai lu un article l’année dernière sur les oublis de matériels high tech dans les taxis londoniens (palm, laptops etc…) Il y avait une estimation du coût pour les entreprises c’etait impressionnant. Il y a aussi un vrai marché de la donnée professionnelle contenue dans ces machines.
Et j’imagine que cette “niche” est encore plus florissante en temps de crise !
Je vais songer à relancer un peu mes entrées mensuelles… Mais là, j’ai un avion à prendre